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Réactions aux propos de Frêche contre les Noirs de l’équipe de France

Les réactions

NOUVELOBS.COM | 22.11.06 | 09:40

Voici les principales réactions qui ont suivi les déclarations de Georges Frêche regrettant que l’équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" alors que, selon lui, "la normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre". Jacques Chirac, Président de la République : "Je condamne avec la plus grande fermeté les propos de Georges Frêche"." "Le chef de l’Etat rappelle que la République garantit l’égalité des citoyens, sans distinction d’origine ou de religion." "Il est du devoir de chacun, et singulièremement des élus du peuple, de respecter ce principe fondamental pour la cohésion de notre nation." (Communiqué, jeudi 16 novembre)

Jean-François Lamour, ministre des Sports : "La règle pour appartenir à l’équipe de France de football est simple : seuls ceux qui en sont dignes et sont les meilleurs sont sélectionnés. Georges Frêche serait bien inspiré d’appliquer à lui-même cette exigence et donc de démissionner. Le candidat que choisiront les militants socialistes devra rapidement se prononcer sur l’avenir de George Frêche au sein de ce parti". (Déclaration, jeudi 16 novembre) Jamel Debouzze, humoriste : "Je viens d’une France qui est justement la vraie France et la vraie France est de toutes les couleurs, de toutes les origines, il n’y a rien de plus réducteur que de vouloir qu’elle soit blanche. La France ne s’accepte pas mais elle est colorée, elle est chamarrée. Ce sont juste des propos complètement débiles, c’est un imbécile".

PS

Ségolène Royal, candidate à l’investiture PS pour l’élection présidentielle : "Si ces propos ont été effectivement tenus, ils sont insupportables, c’est extrêmement grave"."C’est au Parti socialiste de prendre une décision conformément à ses statuts et à la réglementation au sein du PS".

François Hollande, premier secrétaire du PS : Je ne sais "dans quelles circonstances ces paroles ont été prononcées". "En tout cas, elles ont choqué : on ne conçoit pas la composition d’une équipe de France en fonction des couleurs de peau mais simplement des talents". "Les propos de Georges Frêche sur l’équipe de France de football, tels qu’ils ont été rapportés dans le journal Le Midi Libre et s’ils sont établis, sont inacceptables.

Au nom du Parti socialiste, je les condamne de la manière la plus ferme qui soit et je demande à Georges Frêche de s’en expliquer immédiatement." (Communiqué, 16 novembre)

Jack Lang, député du Pas-de-Calais : "J’ai honte pour Georges Frêche". Selon l’ancien ministre, "maintenant, il a franchi plus que la ligne jaune". "J’espère que nous serons en mesure, très rapidement, de prendre des sanctions à son endroit. Il n’est pas digne d’être aujourd’hui membre du PS". (Déclaration à RTL, vendredi 17 novembre)

Laurent Blondiau, directeur de la communication de Montpellier Agglomération, n’a pas démenti les propos de Georges Frêche mais "ce n’est ni ce qu’il croit ni ce qu’il pense", a-t-il ajouté. (Déclaration à l’Associated Press, 16 novembre)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale : "si les propos de Georges Frêche sont avérés, ils doivent être condamnés avec la plus grande fermeté, parce qu’ils sont indignes d’un socialiste". "Nous attendons de Georges Frêche qu’il s’explique." (Déclaration, 16 novembre)

Bertrand Delanoë, maire de Paris : "Évoquer la ’normalité’ pour dénoncer la présence de ’neuf blacks’ dans l’équipe de France de football traduit une conversion indigne à l’idéologie et à la rhétorique de l’extrême droite". "A l’heure où le devoir de la gauche est au contraire d’engager un combat sans merci pour la tolérance et de favoriser une diversité accrue de notre représentation nationale, ces paroles, si elles ont effectivement été prononcées, sont inacceptables." "Dans cette hypothèse, j’attendrais du parti dont je suis membre qu’il tire les conséquences de ce grave dérapage en procédant à l’exclusion de son auteur." (Communiqué, 16 novembre)

Laurent Fabius : Le président de la Région Languedoc-Roussillon n’est "pas digne d’appartenir au Parti socialiste". Laurent Fabius a demandé "à Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qu’il avait appelé à soutenir" pendant la campagne pour l’investiture, "de condamner immédiatement et sans réserve ses propos (...)".

Claude Bartolone, directeur de campagne de Laurent Fabius : Il adresse un "carton rouge" à Georges Frêche pour des propos "indignes d’un élu de la République" et qui "constituent une salissure pour le PS". Il "entonne une rengaine raciste dont Jean-Marie Le Pen avait jusqu’ici le triste monopole. Je demande à Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn de condamner immédiatement de la façon la plus ferme ces propos". (Déclaration, jeudi 16 novembre)

Robert Navarro, Premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Hérault : "Je condamne ces propos. Ils ne sont pas acceptables et je lui demanderai de s’excuser et de les retirer" mais "je ne serai pas de ceux qui participent à la curée". François Hollande, "a été saisi par une multitude de responsables politiques nationaux pour l’exclure (du PS) mais ce n’est pas ma volonté, je ne le demande pas". En Languedoc-Roussillon, "personne n’a demandé l’exclusion" du PS du président du conseil régional du Languedoc-Roussillon". "Ce que Georges Frêche - qui est tout sauf raciste et vaut mieux que cela - a accompli depuis plus de 25 ans, dans l’intérêt du Languedoc-Roussillon, est la démonstration qu’il est un homme de qualité et de valeur". (Déclaration, mardi 21 novembre)

Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste : "Je déplore la complaisance dont bénéficie Georges Frêche au PS. Je demande solennellement que les candidats à l’investiture du PS prennent clairement et politiquement leurs distances", citant "en particulier" Ségolène Royal. (Déclaration, jeudi 16 novembre)

Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la mondialisation : "Georges Frêche ne peut plus être membre du PS, après cette déclaration s’ajoutant à des déclarations précédentes déjà inacceptables sur les Harkis. Il n’a pu rester lié au parti qu’en raison de l’indulgence liée au nombre de mandats qu’il contrôle. J’espère que cette indulgence va désormais prendre fin, que chacun condamnera les propos de Georges Frêche avec la plus grande fermeté et que tous les responsables s’accorderont pour demander son exclusion sans délai de notre famille politique." (Déclaration, jeudi 16 novembre)

Benoît Hamon, député européen, secrétaire national chargé de l’Europe : "Sur les 22 présidents de région en métropole, 22 sont blancs. Ce serait bien qu’il y ait un peu plus de Noirs. C’est une honte que de tels propos puissent être tenus par un élu de la République, surtout quand on se dit de gauche. Georges Frêche n’a plus rien à faire au PS." (Déclaration, jeudi 16 novembre)

Kader Arif, député européen, secrétaire national aux fédérations et 1er secrétaire de la Haute-Garonne : "Je suis fier de mon pays et j’ai honte pour mon parti quand des hommes comme Georges Frêche en sont membres. On ne peut pas continuer ainsi sur la voie de la droitisation de la société. A force de vouloir lever des tabous, on en arrive à aller pêcher là où on ne veut pas mettre les pieds". (Déclaration, jeudi 16 novembre)

Le MJS "condamne avec la plus grande fermeté, s’ils sont confirmés, les propos de G. Freche sur l’équipe de France". "A nos yeux, ces déclarations sont purement et simplement racistes. Si elles étaient avérées, elles démontreraient ici que G. Freche n’a pas sa place dans la famille socialiste. Depuis toujours, les socialistes ont dénoncé les discours politiques ou scientifiques visant à hiérarchiser des ’races’ qui n’existent pas. Le MJS affirme que les buts marqués par l’équipe de France font gagner toute la France alors que les déclarations de Georges Freche font perdre la République. Si Freche a honte de l’équipe de France, les jeunes socialistes affirment que c’est de ses propos qu’ils ont honte. Le MJS rappelle que G. Freche avait déjà été averti et sanctionné suite à ses propos sur les harkis que nous avions dénoncés avec force." (Communiqué, 16 novembre)

Les Verts

Sergio Coronado, porte-parole des Verts : "Les déclarations douteuses, injurieuses et stigmatisantes sont devenues sa marque de fabrique. Le dernier homme politique à s’en être pris à l’équipe de France sur ce mode est Jean-Marie Le Pen. L’impunité politique dont bénéficie Georges Frêche est choquante. Nous espérons que de tels propos suscitent une réaction d’indignation la plus large possible et incitent le Parti socialiste à réagir de manière ferme et définitive". (Communiqué, jeudi 16 novembre)

A droite

Pascal Clément, ministre de la Justice : "Je voudrais rappeler à l’Assemblée nationale qu’il n’existe qu’une couleur de l’équipe de France, c’est le bleu". (Déclaration à l’Assemblée nationale, mardi 20 novembre)

Eric Raoult, Le député UMP : Je "compte remettre" au ministre de la Justice Pascal Clément "une lettre officielle réclamant du gouvernement l’engagement de poursuites pour propos racistes de M. George Frêche". Les propos de M. Frêche "sont indignes d’un élu et réclament des poursuites". (Communiqué, vendredi 17 novembre)

André Rossinot, co-président du parti radical (associé à l’UMP) : "Cette nouvelle sortie de George Frêche est une insulte à notre République et doit être sanctionnée par le Parti socialiste". Soulignant que "la France est diverse et riche", le maire de Nancy a condamné des propos "racistes, profondément intolérants, qui ne font que blesser et diviser notre communauté nationale". (Communiqué, vendredi 17 novembre)

François Bayrou, président de l’UDF : "C’est la moindre des choses, je pense qu’il aurait dû l’être depuis longtemps, il aurait dû l’être après ses propos sur les Harkis". "C’est une répétition qui montre que tout ça gagne, que dans la société française, c’est un mal qui se répand, c’est un virus, et ce virus là nous ne pouvons pas l’accepter". "Ce que demandent les Blancs, les Noirs, quelle que soit leur origine, les Jaunes et les autres, c’est d’être regardés comme des Français". "Français, ça n’est ni une couleur de peau, ni une origine, ni une race, ni une localisation, Français c’est un choix". (Déclaration à France 2, jeudi 16 novembre)

Jean-Marie Le Pen, président du Front national : "Il m’a semblé que sa déclaration était du racisme anti-blanc", affirmant que Georges Frêche était un "socialiste farfelu", qui avait des "saillies pittoresques". Mais "c’est un sujet sur lequel je ne m’exprime pas, sachant qu’il est du domaine de la pensée unique, sanctionné pénalement". "Comme il n’y pas de liberté de pensée sur ces secteurs-là, je préfère ne pas m’exprimer". (Déclaration à France 2, jeudi 16 novembre)

Candidats

Stéphane Pocrain, candidat à la présidentielle, a estimé que seul le "départ immédiat" de Georges Frêche, qu’il qualifie de "maladie sénile du PS", peut "lever le soupçon de mansuétude, face à la lepénisation des esprits, qui pèse désormais sur l’ensemble des socialistes". Le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon "s’inscrit dans une stupéfiante généalogie coloniale et racialiste", en "s’élevant contre le nombre de joueurs ’noirs’ en équipe de France de football, et en glosant sur la supposée faiblesse physique des ’blancs’". "Comment imaginer que la principale formation de gauche de notre pays tolère qu’un de ses membres tienne de tels propos ?", note-t-il encore, relevant que les "faibles mesures disciplinaires" prises à son encontre quand il avait traité des harkis de sous-hommes "se sont avérées inopérantes".

Associations

Jean Laguerre, président de l’association des maires de la Guadeloupe : J’ai regretté entendre encore "des voix malsaines de mentors de la politique nauséabonde baignant dans un racisme dégoûtant, des voix de certains tirailleurs de la pensée sale insultant tout le peuple français à cause de la simple présence dans des équipes sportives nationales de joueurs noirs". Certains veulent reléguer les noirs aux rôles "d’homme des petits boulots", "d’allocataires performants pour la Caisse d’allocations familiales" ou "de professionnels des activités inavouables". "L’affront porté à notre dignité et à notre honneur mérite réparation". (Déclaration, mardi 21 novembre)

Le Mrap, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples : "Nous exprimons notre immense inquiétude devant la dérive d’expressions et d’allégeance autour des idées d’extrême droite. Je demande à la direction du PS des sanctions appropriées" après des propos qui "confirment et valident la dérive raciste et communautaire du président du conseil régional du Languedoc-Roussillon". (Déclaration, jeudi 16 novembre)

La LICRA, Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme : Je demande à la commission juridique du PS d’envisager de poursuivre George Frêche devant la justice de notre pays et au PS de l’exclure". (Déclaration, jeudi 16 novembre)

La LDH : "En trouvant qu’il y a trop de noirs en équipe de France de football, M. Frêche voit une couleur là où il ne devrait voir que le talent et la nationalité." "La LDH condamne ces propos qui lui paraissent incompatibles avec l’appartenance de M. Frêche à un parti politique démocratique qui combat le racisme. Il appartient à ce parti de tirer toutes les conséquences des dévoiements répétés de M. Georges Frêche." (Communiqué, 16 novembre)

SOS Racisme : L’association se déclare "scandalisé par ces propos" et "les condamne avec fermeté", ajoutant que le président de la région Languedoc-Roussillon, contre lequel l’association avait déjà porté plainte pour ses propos relatifs aux harkis, "réussit cette fois l’exploit d’insulter les Noirs et les Blancs dans une même déclaration". SOS Racisme demande donc aux dirigeants du PS "de prendre toutes leurs responsabilités et d’étudier une exclusion de M. Frêche". (Communiqué, vendredi 17 novembre)

Football

Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP) : les propos de Georges Frêche "sont révoltants et déshonorants pour leur auteur". "Les joueurs de l’équipe de France sont, fort heureusement, sélectionnés en fonction de leur seul talent et non de la couleur de leur peau !" "Et c’est l’honneur de notre sport que d’offrir l’exemple de la diversité qui fait la richesse de la France, ajoute le dirigeant de la LFP. Qu’on soit blanc ou black, on joue ensemble au ballon. C’est cela qui est important." (16 novembre)

Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF : "Tout le monde le sait, rappelle Escalettes, le sélectionneur choisit les meilleurs joueurs en équipe de France. Il n’y a pas de quotas. On prend les meilleurs, toute autre considération est à exclure." "Si les meilleurs joueurs mesuraient tous moins d’1,50 m, on prendrait 11 joueurs d’1,50 m."

Florent Malouda, joueur de Lyon et de l’équipe de France de football originaire de Guyane : "J’ai entendu qu’il ne regrettait pas ses propos, qu’il les assume, c’est donc qu’il a réfléchi à ce qu’il disait et à la portée de ce qu’il a dit : donc c’est dangereux". "C’est un manque de respect évident et je ne pense pas que ce qu’il dit reflète la façon de penser de la majorité des français et même des gens qui l’ont élu". "Je pense que c’est irresponsable de parler comme ça à notre époque, c’est un peu monter les gens les uns contre les autres, regrette encore le joueur. C’est un homme de gauche, c’est très surprenant, c’est vraiment irresponsable." Malouda indique aussi qu’il n’aurait pas accepté d’excuses "parce que dans son cas, je crois que c’est un récidiviste." "La première fois ça va mais la deuxième fois c’est que c’est vraiment le fond de sa pensée. C’est sûr que je ne peux pas accepter ça, je fais partie de l’Equipe de France parce que je viens de la Guyane donc c’est Français." "On se sent tous Français sinon on ne choisirait pas de porter ce maillot, et je me reconnais dans l’Equipe de France après tant pis pour lui s’il ne se reconnaît pas". (Déclaration à RTL, vendredi 17 novembre)




 
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