Attention : un terme peut en cacher beaucoup d’autres !
Avant la guerre d’Algérie, il y avait déjà plus d’un terme pour désigner ceux que les Français trouvèrent en 1830 : , Indigènes, autocthones, Arabes, Berbères,...
Puis on eut recours au qualificatif "Musulman", avec un M majuscule pour le différencier de l’adjectif "musulman" désignant lui les pratiquants de l’Islam.
Il y eut ainsi des Français Musulmans, qu’on continua à appeler "Musulman" même lorsqu’il s’agissait de convertis au catholicisme, le tribunal d’Alger ayant tranché le débat par cette formule sans appel :"Le Musulman reste Musulman même s’il n’est plus mahométan !"
Plus tard, la terre algérienne devenant administrativement française, il fallu trouver une dénomination juridique : on eut droit au Français de souche nord africaine par opposition au Français de souche européenne.
Pour les Harkis qui purent se réfugier en métropole après le cessez le feu du 19 mars 62, s’il eut une chose dont ils n’ont pas manqué, ce sont bien les appellations, d’origine non contrôlée !
Harkis, supplétifs, Français de confession islamique, Rapatriés d’origine nord africaine, Français Musulmans rapatriés. Ironie de la langue, c’est FMR qui durera...
Mais aujourd’hui, le terme harkis revient en force, revendiqué par les enfants. On parle de seconde génération de Harkis comme si c’était un trait héréditaire, traduisant un vrai malaise. Car on ne nait pas Harki. On le devenait entre 1954 et 1962 !
Harkis regroupe de fait aujourd’hui non seulement les supplétifs mais tous ceux qui ont dû quitté l’Algérie en raison de leur comportement jugé pro français par le FLN comme cela est développé dans l’article :
"Harki :un monde derrière un mot"